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LE TERRAIN DE JEU DE BALLE
Le terrain de jeu de balle est présent dans toutes les grandes cités mayas. Il consiste en un espace rectangulaire (1) fermé par deux plate-formes inclinées (a) supportant parfois des bâtiments (b) et des anneaux (c). Le but du jeu était de faire passer une balle de caoutchouc dans le camp de l'adversaire (2) par un anneau suspendu ou un marqueur au sol sans l'aide des mains. Des spectateurs pouvaient regarder la partie depuis les bâtiments. Le jeu symbolisait un combat entre des personnages mythiques dont le récit est raconté dans le Popol Vuh.
Puisque dans la cosmologie maya le monde est divisé en quatre directions cardinales, certains ont proposé que certaines cités étaient divisées par le terrain de jeu de balle en une partie nord et une partie sud représentant les deux mondes surnaturels (monde souterrain et monde céleste) et que les bâtiments tiraient leur signification de la partie où ils se trouvaient.
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LES TOURS
Les tours sont des structures inhabituelles dans l'architecture maya dont la forme et la fonction varient. La tour ronde de Chichén Itza, surnommée Caracol en raison de son escalier en colimaçon, aurait servit d'observatoire astronomique tandis que la tour carrée de Palenque aurait pu servir de tour de guet.
LES STÈLES
Dans les places publiques des cités on retrouve des monuments de pierre verticaux semblables à des statues appelés stèles par les archéologues ou "pierres-arbres" par les Mayas (fig. 8). Sur ces monuments sont généralement sculptés les portraits des souverains et des inscriptions hiéroglyphiques relatant leurs accomplissements ou des événements historiques. Elles sont souvent accompagnées d'un autel pour des offrandes ou des prières et sont alignées dans un ordre spécifique suivant la lignée royale et/ou l'alignement des bâtiments.
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Les sacbes, qui signifient "routes blanches", sont des routes pavées reliant différents complexes architecturaux d'une cité comme à Tikal et Labná ou reliant différentes cités comme Uxmal et Kabah. Contrairement aux cités du Mexique central, les cités mayas n'étaient pas construites selon un système de rues. L'urbanisme était planifié mais avec la logique inverse où l'espace de circulation était l'espace résiduel entre les bâtiments. L'espace architectural semble donc avoir été favorisé au détriment de l'espace de circulation, peut-être parce que les cités mayas n'impliquaient pas les mêmes fonctions que les cités du Mexique central.
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L'architecte maya obéit au principe de continuité. Ce principe est visible dans la perpétuité de la forme de base qui se manifeste dans les différents types de bâtiments monumentaux et à travers le temps. Il est même visible dans l'organisation de la cité qui est une multiplication de la forme du groupe patio.
Ce principe est aussi visible dans le processus de construction. Les bâtiments étaient rarement détruits comme c'est le cas dans le monde moderne. Lorsqu'un bâtiment avait fait son temps, un nouveau bâtiment était construit par-dessus (fig. 9). Ce dernier pouvait reproduire la même forme lorsque la reconstruction était rituelle et liée à un événement historique d'importance comme l'intronisation d'un nouveau souverain. Dans d'autres cas, le nouveau bâtiment avait une nouvelle forme et le changement reflétait de nouveaux besoins.
Cet effet de superposition a créé avec le temps les immenses bâtiments et les vastes cités que l'on observe aujourd'hui. Ainsi, la majorité des bâtiments visibles datent de la dernière phase de construction précédant leur abandon, c'est-à-dire la période Classique récente (7e-10e siècles ap. J.-C.).
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Fig. 9: Développement d'un groupe de bâtiments, Uaxactún. (d'après Kubler 1990)
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